Facebook, Coop et Euro2008 cherchent pigeons…
17 janvier 2008

Facebook propose à ses utilisateurs de participer à la traduction du service, la Coop lance “Passabene”, et l’UEFA recrute des bénévoles. Mais qu’ils sont gentils tous ces pigeons qui bossent pour rien ! Que des grosses boîtes qui brassent des millions, et qui se paient en plus le luxe de faire bosser leur clients/utilisateurs/fans gratuitement. Et le pire, c’est que ça cartonne !
Premier épisode : Facebook, lance une application de traduction qui permet aux utilisateurs de participer à l’internationalisation de l’application. Rien de bien méchant, et très Web 2.0, non ? Et pourtant, quand on pense que Facebook est valorisé à quelques milliards de dollars, comment accepter qu’ils exploitent leurs utilisateurs pour un boulot qui leur permet de franchir une grande étape dans leur développement… Certains s’offusquent, d’autres ne voient pas pourquoi ça fait débat…
Deuxième épisode : l’UEFA recrute des milliers de volontaires pour assurer le bon déroulement de l’Euro2008 de foot. Dans tous les domaines, de l’IT au simple placeur dans le stade, chacun peut postuler selon ses compétences et bosser pour la réussite de cet Euro. Pour pas un rond… Bon, ok, certains fans pourront peut-être voir certains joueurs d’un peu plus près, mais bon…
Troisième étape : la Coop lance un système technologique formidable appelé “Passabene” qui permet aux clients de scanner eux-mêmes leurs articles, pendant leurs achats. Avantage : pas besoin de sortir les articles à la caisse, on donne le petit apapreil, on paie et merci au revoir. On fait le boulot de la caissière, quoi…
Dans ces trois cas, une constante : l’utilisateur fournit volontairement un travail qui couterait cher à l’entreprise si elle devait l’assurer elle-même. Il en retire un certain nombre d’avantages (un Facebook bien traduit, Une proximité avec sa passion, du temps gagné) plus ou moins discutables, mais il n’est en aucun cas payé. Et bien sûr, personne ne l’y oblige…
Aaaah… la sacro-sainte liberté d’action dont profitent ces entreprises : chacun fait ce qui lui plait ! Si j’ai envie de bosser pour pas un rond et d’enrichir une grosse boîte qui l’est déjà , qui veut m’en empêcher ? Ces entreprises auraient bien tort de se priver des services de leurs pigeons
Alors, pigeons ou volontaires ?